Il y a 40 Ans, Les 2 et 3 JUIN 1973, nous fêtions le CENTENAIRE de Génissieux.

Lors du précédent N° de « La Lucarne », nous évoquions l’histoire de la création de notre commune et effectivement la tentation fut grande de se poser la question du CENTENAIRE, avions nous fêté l’événement. ?  

La Réponse fut positive et en fouillant dans les archives de « L’Impartial » et du « Dauphiné » les dates choisies furent les Samedi / Dimanche 2 et 3 juin 1973.

Alors Mesdames Messieurs : demandez le programme des festivités :

  • Samedi  21 Heures : Retraite aux Flambeaux avec départ devant la Mairie accompagnée de la musique de Chatillon Saint Jean  (Flambeaux et Lampions à disposition) suivi d’un Bal gratuit sur le « Champs de Mars » avec l’orchestre de Teddy Max.
  • Dimanche 11 Heures : Réception Officielle à la Mairie avec la Musique de Peyrins dirigée par Mr Guillemot
  • Dimanche 14 Heures 30 : Départ de la 1ere Grand Prix Cycliste organisé par le comité des fêtes et le support du Vélo Club Romanais Péageois.  Arrivée prévu vers 17Heures.
  • Dimanche Après Midi : Nombreuses attractions et animations avec Buffet et Buvette.
  • Dimanche 21 Heures : Feu d’Artifice au stade Municipal et Bal gratuit avec Teddy Max.

Sur la place du village ou s’installait annuellement les bouilleurs de cru, on pouvait dire qu’a Génissieux  « Y s’passe jamais rien » ou presque parce que cette année 1973, on prépare  l’événement du siècle avec Mr BARBOYON le 11ième Maire entouré de son conseil et de quelques bonnes volontés notamment Mr Veilleux.  On dépoussière livres et registres pour le jour de la cérémonie officielle ou ils furent déposer  sur la longue table du conseil ainsi que le parchemin du centenaire paraphé par tous.

Lors du discours de Mr Le Maire qui retraça l’histoire de la commune ainsi que l’action de ses prédécesseurs, Mr Georges Fillioud (député et conseiller général) rappela l’importance primordiale de nos communes. A cette réception Mr Lucien Cotte Premier adjoint de Peyrins  (futur maire à partir du 6 juillet 1973) ne voulut voir dans cette fête qu’un désir plus grand de travailler en commun pour le mieux des administrés. De nombreuses personnalités participèrent à cette cérémonie dont Mr Pierre Didier (maire de Romans), l’Adjudant de gendarmerie Vierne, Mr Dayen percepteur de romans, le Speaker Clément  qui à la charge d’animer les festivités ainsi bien évidemment de nombreux maires du canton et de la population sans oublier  Melle Mathieu ancienne secrétaire de mairie et correspondante de presse.

Quant au Prix cycliste de 2e et 3e catégorie, ce fut une première pour l’occasion, on vit la victoire de l’Annécien  Costerousse et la participation d’une trentaine de membres de grands clubs régionaux.  Le circuit de 2,5 km avait été étudié par le VSRP, il englobait de nombreuses bosses sur des routes accidentées et passait par la rue principale du village ou une « Foule » nombreuse attendait sur le parcours. Les romanais Clément et Chaléat terminèrent respectivement 2e et 4e.      

 

Sur un article du vendredi 18 mai 1973 de Jean Louis Ruchon, Génissieux  et Mr Barboyon eurent une bonne place, je cite :

« Ce que nous voulons avant tout, explique le Maire, c’est préserver notre autonomie vis-à-vis de Romans ». Car c’est bien là, aujourd’hui le risque propre aux petites communes trop proches des grands centres urbains. Les cinq kilomètres séparant Génissieux de Romans semblent un fragile rempart contre la progression de la ville. Dans la réalité  quotidienne une constatation s’impose difficilement admise par les Génissois, il y a quelques années la cohabitation avec « ceux de la ville » devient chaque jour plus nette. Génissieux, cité dortoir de Romans ? Après tout pourquoi pas…. Si l’indépendance communale est sauve.

Il suffit de parcourir le village et ses alentours pour mieux se rendre à l’évidence. Les résidences principales ou secondaires ont poussé comme des champignons. Même si le phénomène n’atteint pas l’ampleur que l’on constate du coté de Mours la vocation résidentielle de la commune est malgré tout flagrante et … irréversible. L’agriculture  n’a cependant pas dit son dernier mot. Les cultivateurs sont encore nombreux nonobstant les départs de plus en plus fréquents des jeunes vers la ville, exode difficile à enrayer. L’arrivée des romanais venus « se mettre au vert » à Génissieux permet de stabiliser le chiffre de la population (695 habitants au recensement de 1968 sans doute un peu plus aujourd’hui). Le « Tout est de ne pas nous laisser déborder assure Mr Barboyon qui entend bien grâce au plan d’occupation de sols et autre plan d’urbanisme freiner ou mieux encore, empêcher toute forme de construction sauvage.

Etrangement contemporain comme discours……….

Sources : - Archives Départementales de la Drôme – Archives « l’Impartial » et « Le Dauphiné »  - Article en Pdf page 8

 

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